Littérature

Houston, we have a problem !

Avez-vous déjà vu un E.T. ivre?
Avez-vous déjà croisé Madonna dans la rue?

Quand un E.T. envoyé sur Terre en mission prend les traits de la Madone pour passer incognito et se promener librement dans Barcelone,
tous les délires sont permis!

N’attendez plus et piquez un plongeon dans ce monde de science-fiction, drôle et pimenté!
Ce monde, c’est celui d’Eduardo Mendoza dans Sans nouvelles de Gurb.




Sans nouvelles de Gurb

Eduardo Mendoza

1990, éd. du Seuil, coll. Points

Synopsis
Deux extra-terrestres sont envoyés sur Terre, en Espagne, à Barcelone. Leur mission : se fondre dans la masse humaine et prendre ainsi contact avec les hommes. Pour ne pas attirer l’attention
des autochtones, Gurb doit passer incognito et donc revêtir une apparence humaine : son supérieur lui donne alors l’identité et le corps de Madonna. Mais moins de dix minutes après son immersion
en plein centre ville, Gurb est porté disparu. Le contact est coupé. Son supérieur part alors à sa recherche, sous les traits du comte et duc d’Olivares…

 

Mon avis
A la recherche de son ami et collègue Gurb, l’extra-terrestre va tenir un journal de ses (més)aventures. Imbibés d’alcool, les E.T. vont perdre toute inhibition et
décrire, adopter et très vite parodier, caricaturer nos modes de vie, nos comportements parfois grotesques, superficiels. Ainsi, le regard étranger (celui de l’E.T. qui découvre un lieu inconnu)
révèle toute l’absurdité de notre société !
Avec beaucoup d’humour, le récit de l’E.T. livre une peinture douce-amère de notre société, une satire assez juste, mordante, mais qui n’invite pas à la réflexion, qui n’approfondit pas la
critique (comme le ferait un Persan ou un Ingénu).
En bref : une lecture très divertissante, un petit plaisir !

 


Extrait

« Le 20
7h00. Je me pèse sur la balance de la salle de bains : 3 kilos, 800 grammes. Si on tient compte du fait que je suis pure intelligence, c’est une abomination. Je décide de faire de l’exercice tous
les matins.
7h30. Je sors, dans l’intention de courir six milles. Demain j’en courrai sept. Après-demain huit, et ainsi de suite.
7h32. Je passe devant une boulangerie. J’achète une tarte aux pignons et je la mange en rentrant chez moi. Je laisse la course à d’autres. »

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