Bande dessinée

Le djinn se révèle…

« La mort peut bien t’oublier un jour, mais elle ne t’oubliera pas le lendemain… »
Extrait des
Mille et une nuits

Oubliez la bienveillante magie du Génie, la bravoure et la générosité d’Aladin, la gentillesse de Jasmine… Oubliez toutes les belles images de Disney et plongez du côté obscur des Mille et une
Nuits…



Sinbad
Tome 1 – Le cratère d’Alexandrie

Scénario: Arleston et Alwett
Dessin: Alary
Ed. Soleil, 2008

Synopsis

Les mille et une nuits, à Bagdad, dans le palais d’Aladin.
Aladin règne en maître absolu sur sa ville, son palais, son armée et ses femmes. Il est enfin calife. Mais sa réussite et sa richesse ne lui suffisent pas, il veut encore connaître son
avenir…Il fait donc appel au Génie de sa lampe. « Tu mourras par la main de ton fils! » Ô cruel Génie! Funeste destin! Il n’en faut pas plus à Aladin pour ordonner la mise à mort de tous
ses fils. Seul un survivra, jeté au fleuve dans un couffin par sa mère (tel Moïse).

Des années plus tard. Sinbad, même pas beau mais séducteur, voleur et menteur, grand arnaqueur des mers et des terres, est en quête de ses origines. Qui est-il? D’où vient-il? Mille et un objets
magiques en poche, il part à la rencontre de la capricieuse sorcière Turabah…

Mon avis

Arleston, le pilier des éditions Soleil, et sa novice Alwett signent un scénario aux multiples rebondissements. Aucun doute, le Maître sait semer les ingrédients à suspense, sait faire germer des
attentes, si bien que, même si le scénario manque de profondeur, on veut connaître la suite: Azna et Turabah retrouveront-elles Sinbad? Sinbad retrouvera-t-il son père?
Pour une histoire qui se veut quête des origines et de soi, j’ai trouvé la place accordée aux sentiments et à la réflexion vraiment superflue. L’histoire ne repose finalement que sur une suite
d’actions (marque de fabrique « Soleil »): une bagarre par-ci, une bagarre par-là, une bonne rencontre et une mauvaise, etc… Néanmoins, bien que superficielle, l’histoire se lit très bien et
facilement.

Ce qui sauve cette adaptation (très libre), c’est le dessin de Pierre Alary, dont le style est identifiable entre tous, très brut, très « carré ». Vous reconnaîtrez un peu du trait de Tarzan ou
Kuzco (Alary a longtemps bossé chez Disney). Dans Sinbad, il expose pleinement son talent: scène de foule, décor et paysage, animaux et chimères, tout est maîtrisé et surtout réussi.
Si vous voulez jeter un oeil à son oeuvre, faîtes un tour sur son blog ici.
Et si vous aimez sa patte, lisez Belladone (Ange au scénario, second pilier de Soleil) ou Les Echaudeurs des Ténèbres (Mandico en co-scénariste).

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3 réflexions au sujet de « Le djinn se révèle… »

  1. J’avais découvert cet album lorsque la doc’ du CRDP était passée dans mon collège. J’aime pouvoir travailler sur les adaptations littéraires (BD,film etc.) Pourquoi pas…

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