Littérature

On se perd dans le labyrinthe du temps

C’est grâce aux divers partenariats organisés par B’O’B que j’ai pu découvrir Maxence Fermine, un auteur que je ne connaissais pas encore (à mon grand regret!) et un livre que je n’aurais
peut-être jamais lu sans B’O’B…

Je remercie infiniment Blog’o’Book et Le Livre de poche pour la découverte de ce roman.
Vous trouverez d’autres
avis sur ce livre en visitant la page de B’O’B…



Le Labyrinthe du temps
Maxence Fermine

Livre de Poche (Ed. Albin Michel), 2006



Résumé

Vassili Evangelisto, homme de Foi, est envoyé en mission. Bien loin de sa Russie froide et natale. Bien loin des hommes et de la Science. Traversant les océans et les terres, Vassili
échoue sur une île, étrange et fascinante: le temps semble n’avoir aucune emprise, hommes et bêtes sont figés. L’arrivée du religieux réenclenche le mécanisme de la clepsydre et le temps reprend
son cours. C’est ainsi que Vassili comprend que l’île est « enchantée », soumise à une prophétie, celle de Tahar le Sage, dont il est l’un des acteurs, bon gré mal gré… S’il veut sortir de
l’île, il devra la délivrer de ses sortilèges et accomplir la prophétie.


Mon avis

Alors que la quatrième de couverture présentait ce roman comme un récit de la solitude et de l’humanité, comme une « fable magique », comme un « conte philosophique »; alors que j’étais sûre
d’être emballée par ce livre, j’ai été franchement déçue. J’ai peiné à lire les 200 petites pages… Je me suis ennuyée.
A l’instar de son pays, Vassili Evangelisto est froid et ne dégage aucun charme, aucune bonhomie. De même, les autres personnages sont hermétiques, simples pions sur un échiquier. Une maigre
place est accordée à la psychologie des personnages, si bien qu’on a du mal à les estimer…
Par ailleurs, les aventures du « héros », entre terre et mer, n’entraînent pas le lecteur à leur suite. Il leur manque un « souffle », une « palpitation »… Même l’intrigue de Tahar le Sage
n’attise que peu la curiosité du lecteur!
En revanche, certains passages du récit laissent place à la réflexion ou à la poésie: ainsi, lorsque la nuit tombe sur l’île, des milliers de papillons bleu nuit (justement) s’élèvent dans
les airs et donnent au texte une note de magie, de rêve et de beauté. L’intérêt du livre réside enfin dans son thème, dans la clé de l’intrigue: le temps et sa mesure. Comment ne pas s’interroger
sur le temps, celui qu’on lui accorde, celui qu’on perd…? En cela, le livre trouve un écho dans les mots de Prévert: « Le Temps nous égare. Le Temps nous étreint. Le Temps nous est gare.
Le Temps nous est train. »

Extrait
« La vie est un labyrinthe inextricable, et chaque être, perdu dans sa solitude, erre en silence pour chercher une quelconque issue au tragique destin de son
existence. Seuls les fils d’Ariane que sont les liens de l’amitié et d’amour, qu’il tisse avec les autres êtres dans ce même labyrinthe, lui donnent le courage de continuer à chercher et à
avancer chaque jour. Sans ces fils d’Ariane, l’être humain sombrerait dans la folie, comprendrait qu’il n’est rien et se donnerait la mort. Mais il sait que d’autres, comme lui, cherchent la
sortie, et il se doit de les accompagner dans cette quête. Car, pour son malheur, pour son plus grand malheur, il croit qu’il y a une sortie. C’est pour cela qu’il reste en vie et que, du
labyrinthe de l’existence, il fait une prison dorée qui pourrait un jour devenir son paradis.

Ceux qui vivent avec la nostalgie du passé ou dans l’espoir d’un futur meilleur seront condamnés à errer indéfiniment dans les couloirs du temps. Ceux-là, voués au
malheur, seront attirés irrémédiablement par le magnétisme de la clepsydre et pris dans les tourbillons de l’incertitude et de l’isolement.

Car à trop penser au passé ou au futur, on en oublie de vivre au présent, on vit comme si on n’allait jamais mourir ou on meurt sans jamais avoir vécu.

La seule façon d’échapper au sortilège est de vivre l’instant présent. »
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16 réflexions au sujet de « On se perd dans le labyrinthe du temps »

  1. C’est dingue, je connais cet auteur (j’ai déjà présenté des romans sur mon blog) mais je n’avais jamais fait attention à ce roman et malgré ton avis négatif, je veux quand même le lire !

  2. Ce n’est sans doute pas le meilleur des romans de Maxence Fermine, Mariel ! Par contre, si tu veux continuer avec cet auteur, je te conseille « Opium », « Billard blues » ou encore « Violon noir » ou
    « l’apiculteur » … Ses bons romans ne manquent pas pour te faire un avis plus éclairant !

  3. Je suis contente de ne pas avoir été la seule à ne pas aimer le livre… J’ai beaucoup entendu parler de cet auteur et j’ai été grandement déçue! Du coup je n’ai plus renouvelé l’expérience Fermine
    !

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