Littérature

Trois partenariats… Lus et (dés)approuvés.

Ces derniers mois, mon blog a connu quelques perturbations… Ainsi, je n’ai pas honoré trois partenariats pour lesquels je m’étais engagée. Pour l’un d’eux, c’est simple, j’ai « oublié » le livre. Pour les deux autres, je n’ai pas réussi à achever ma lecture. J’ai mis les livres de côté, pensant renouveler l’expérience, me disant que ce n’était peut-être pas le bon moment, etc… Mais rien n’y a fait, je n’ai pas pu.

Un Amour

Dino Buzzati

Titre orig.: Un Amore
Trad. italien: Michel Breitman
Ed. Robert Laffont, Coll. Pavillons poche (2010)

4ème de couverture
Si certains critiques ont cru pouvoir trouver dans ce roman, le dernier de Buzzati, des accents autobiographiques, il faut les corriger en observant que cette histoire de l’amour fou qu’éprouve un quinquagénaire distingué mais timide, Antonio Dorigo, pour une jeune putain milanaise, Laïde, a quelque chose d’universel. Car chaque homme mûr ne peut que se reconnaître – en réalité ou en fantasme – dans le personnage de Dorigo, dévoré par la jalousie, tourmenté par celle qui réveille en lui les sentiments les plus extrêmes. Un amour, c’est aussi la description, dans un style haletant et parfois haché, aux accents d’une terrible réalité, des derniers feux de la passion. Ce texte peut sembler particulier dans l’oeuvre de l’auteur du Désert des Tartares, mais il offre pourtant ce trait commun avec les autres livres de Buzzati : la nostalgie de l’absolu. Dès lors, tout lecteur, quels que soient son âge et son sexe, sera touché par cette oeuvre puissante, impressionnante par son extraordinaire véhémence.

J’ai abandonné la lecture de ce livre alors qu’il touche de sujets qui me sont chers, alors qu’il est né sous la plume de Buzzati (un sacré nouvelliste!)… Deux atouts qui m’ont donné envie de participer à ce partenariat. Pourtant, un soir, après avoir lu une centaine de pages, je m’endors. Et je cauchemarde. Sur ses personnages. Sur cet amour qui fait du mal. Sur d’autres choses aussi… Et le réveil est pénible. Je n’ai pas réussi à entrer de nouveau dans cette lecture. Allez savoir pourquoi… Je crois simplement que la lecture d’un tel livre n’est pas pour moi en ce moment.
Pour autant, je vous le conseillerais volontiers et si j’en crois les autres lecteurs mandatés par Blog-O-Book, c’est une lecture de choix.
Merci à BOB et aux éditions Robert Laffont pour la découverte de ce livre (même si la rencontre ne s’est pas encore faite).

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5 réflexions au sujet de « Trois partenariats… Lus et (dés)approuvés. »

  1. Tiens, c’est l’épidémie des abandons de lecture en ce moment. Ca m’est arrivé, pour d’autres raisons, sur les Hauts de Hurle-Vent d’Emily Brontë. Mais même conséquences : le sommeil après 70 pages.

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