Un zeste d’amour… et du bonheur dans la radio des blogueurs!

Un zeste d’amour… et du bonheur dans la radio des blogueurs!

Voilà longtemps que je n’ai pas participé à la Citation du Jeudi… Il est temps de retrouver les bonnes habitudes!
Pour ce « retour », je n’ai rien trouvé de mieux que ces quelques paroles d’Hubert Félix Thiéfaine. Elles sont tirées de « Fièvre résurrectionnelle« , l’une des chansons de son dernier album Suppléments de mensonge.  Inutile d’ajouter que je vous recommande l’écoute de cet album…

Gustav KLIMT : "La Maternité" (Détail de "Les trois âges de la femme", 1905)
Gustav KLIMT : "La Maternité" (Détail de : "Les trois âges de la femme", 1905)

Cet extrait correspond tout à fait à mon « état » actuel…

« Je t’aime et je t’attends
A l’ombre de mes rêves
Je t’aime et je t’attends
Et le soleil se lève »

« Le jeudi, c’est citation! » est initié par Chiffonnette.

***

Puisqu’on est dans un billet musical, j’en profite pour évoquer ma participation à la radio des blogueurs, dont Leiloona est à l’origine. Pour cette nouvelle playlist, Leiloona nous demande de choisir une chanson « qui a le pouvoir, dès le réveil, de nous faire sourire », qui fait que « la journée commence bien ».
Ce n’est pas le choix qui manque! Spontanément, je citerais entre autres quelques titres comme « Let the sun shine in« , « It’s raining men« , ou dans des registres différents: « La banane« , « Baby one more time » (oui, j’assume), « I gotta feeling« .

Celle que je retiens pour cette session de l’été, ce sera « J’veux du soleil » d’Au P’tit Bonheur.

Se faire plaisir…

Se faire plaisir…

Tout est dans le titre! Voilà bien longtemps que je délaisse ce blog et, si par moments, je m’en accommode, je dois bien admettre que mes notes de lecture me manquent. Tout autant que les échanges avec vous, lecteurs et blogueurs. Tout autant que la lecture des autres blogs, les découvertes et les coups de cœur…
La liste est longue! Aussi, il est temps pour moi de me bouger et de reprendre en mains stylo et clavier: plus on attend et plus c’est difficile. Or, le tout, c’est de s’y mettre… et de se faire plaisir!
Mon rythme de publication sera sans doute bien différent pour la simple et bonne raison que je lis moins qu’avant. Non pas par désintérêt mais plutôt par choix: si j’ai un peu de temps, je dors ou bien je poursuis mon apprentissage de la couture (blog bientôt à jour, si si). Et si je dors plus qu’avant, c’est parce que je me transforme en aquarium et qu’un petit poisson s’agite, saute et frétille à l’intérieur… Forcément, ça use! (Et ce n’est que le début, oui oui, on me l’a dit…)

De ces derniers mois, plusieurs lectures ont pris place à mes côtés:

– l’histoire très touchante d’une ado, de ses amours, de « ses » mères: L’Eté où je suis devenue jolie de Jenny Han. Je remercie Bladelor qui m’aura permis la découverte de ce roman. A présent, j’attends impatiemment début juin pour lire la suite!
– les excellents romans de Pierre Bottero: la trilogie La Quête d’Ewilan, ou Les Ames croisées A noter que Les Mondes d’Ewilan font également l’objet d’une publication en Intégrale (très belle édition reliée) et que Les Ames croisées sont publiées chez Le Livre de poche (même collection que pour les Marchombres).
– la saga des House of night de P.C. et Kristin Cast. Si je recommande les premiers tomes, je n’ai pas réussi à finir le 7ème (ni le 8ème du coup) tant l’histoire se répétait et devenait lassante…
– les très bons romans de Marie-Aude Murail, tels que Maïté Coiffure ou Simple.
– une très belle épopée iranienne, Debout sur la terre, de Nahal Tajadod.
– un apprentissage singulier et livresque, à Barcelone cette fois-ci, dans L’Ombre du Vent de Carlos Ruis Zafon.

J’ai lu bien d’autres livres, ou non, je n’en ai pas souvenir…
Bien sûr, je pourrai aussi vous conseiller ce livre ou celui-là (qui ne me quitte pas!). Mais c’est une autre histoire…

Enfin, pour clore ce billet, je participe au Swap Fais-moi plaisiiir! organisé par Liyah. L’occasion de renouer avec la Toile et ses nombreux fils…

A très bientôt!!!

Un p'tit swap pour Noël?

Un p'tit swap pour Noël?

J’ai délaissé mon blog ces derniers temps… mais je ne compte pas l’abandonner pour autant! Même si l’activité est quasi inexistante depuis plus d’un mois, j’espère bien retrouver un petit rythme en 2011…
D’ici là, j’ai trois récapitulatifs à mettre en forme, à commencer par le
Xmas Men Swap organisé par Bladelor et Sandy, puis l’inventaire de mes dernières lectures (dont les billets passeront certainement à la trappe), enfin l’ultime billet de « J’aime les Classiques », défi qui se termine ce mois-ci et que je n’abandonne pas non plus!

Commençons donc par le Swap très sexy de Noël. Je m’étais jurée d’arrêter les swaps car, bien qu’ils soient générateurs de bonne humeur et de petits bonheurs, ils ont aussi un coût… Cela dit, avec Noël et le logo choisi, je n’ai pas résisté bien longtemps… Et j’ai eu bien raison!!!

C’est l’une des organisatrices, Bladelor herself, qui m’a pourrie gâtée!

Les photos du déballage sont un peu floues, j’en suis désolée. Mais elles donnent tout de même une idée du colis: du papier qui brille et tout plein de Chocobons, Carambars et même un paquet de Tagada… Autant l’avouer de suite, j’ai déballé mes cadeaux en grignotant ces confiseries… (Mais il en reste encore un peu à l’heure où j’écris ce billet! Oui, je suis RAI-SON-NABLE!)

Une fois mes cadeaux déballés avidemment, voici ce que j’ai découvert:
Un calendrier (grand format) pour passer toute l’année 2011 yeux dans les yeux avec Johnny Depp! (Dois-je ajouter que mon homme a tiqué en voyant le calendrier? « Pfff, il est ridicule Johnny… » ^^).
Un sac en tissu à l’effigie d’un de mes acteurs favoris, étoile montante et filante, feu Heath Ledger. J’adore ces sacs en tissus, c’est très pratique! Autant dire que celui-ci contient déjà des petits trésors…
– Un DVD: L’Imaginarium du Docteur Parnassus, réalisé par Terry Gilliam. Avec Heath Ledger (décédé au cours de ce tournage, d’ailleurs), Johnny Depp, Colin Farrell et Jude Law… Une jolie brochette! Très appétissante! C’est un film que je n’ai pas encore vu et que j’avais très envie de voir… Merci Mère Noël!!!
– Des livres: le premier tome de Fièvre Noire, série de Karen Marie Moning (encore une histoire fantastique que j’avais envie de découvrir!). Le premier tome d’Azilis de Valérie Guinot (après les coups de coeur suscités, j’avais très très très envie de le lire!). Et un dernier pour la route: L’Eté où je suis devenue jolie, de Jenny Han (encore un roman qui me tentait).
– Et le ponpon: un cadeau pour le plus sexy des men, le mien, forcément… Un super déguisement de Père Noël nouvelle génération! Mais le destinataire refuse encore de le porter… Je me demande pourquoi! Au moins, il plaît à mon petit chat… ^^

Je peux le dire: j’ai été vraiment gâtée et je remercie infiniment Bladelor!!!

Non seulement, j’ai eu plaisir à recevoir, ouvrir et déballer mon paquet, mais encore, des heures de plaisir m’attendent avec ces lectures et ce film! (Et Johnny!)
Promis, je prendrai des notes et je vous dirai tout!

Pour découvrir les autres colis magiques du Swap, rendez-vous chez Bladelor ou SandyMerci aux organisatrices!

Quant à mon paquet, il est parti chez Clair de Jour... Mais au 22/12, il était toujours bloqué en Normandie… sans doute à cause de la neige. J’en suis désolée…

Joyeuses fêtes à tous!

Soyez bien sages si vous voulez que le Père Noël n’oublie pas vos chaussons…

A propos des femmes… – Partie 7

A propos des femmes… – Partie 7

Voilà quelques semaines que j’ai délaissé la Citation du Jeudi… Pour autant, je ne l’oublie et prend plaisir à lire les sélections de mes camarades blogesques. Vous trouverez les liens vers les blogs participants dans le Terrier de Chiffonette.

Revenons à nos moutons… ou plutôt à nos femmes, puisque ma sélection porte à nouveau sur la « condition féminine ».
Après le siècle classique vient le siècle des Lumières, pas toujours lumineux… Et si je vous dis « ironie », « point de sarcasme », et « belles satires »… ou encore « conte philosophique », à qui pensez-vous? Le génial Voltaire.

"Le Verrou", Fragonard, v. 1778, huile sur toile, Musée du Louvre, Paris

L’abbé de Châteauneuf la rencontra un jour toute rouge de colère. « Qu’avez-vous donc, madame ? » lui dit-il.
— J’ai ouvert par hasard, répondit-elle, un livre qui traînait dans mon cabinet ; c’est, je crois, quelque recueil de lettres ; j’y ai vu ces paroles : Femmes, soyez soumises à vos maris ; j’ai jeté le livre.
— Comment, madame! Savez-vous bien que ce sont les Épîtres de saint Paul ?
— Il ne m’importe de qui elles sont ; l’auteur est très impoli. Jamais Monsieur le maréchal ne m’a écrit dans ce style ; je suis persuadée que votre saint Paul était un homme très difficile à vivre. Était-il marié ?
— Oui, madame.
— Il fallait que sa femme fût une bien bonne créature : si j’avais été la femme d’un pareil homme, je lui aurais fait voir du pays. Soyez soumises à vos maris ! Encore s’il s’était contenté de dire: Soyez douces, complaisantes, attentives, économes, je dirais : voilà un homme qui sait vivre ; et pourquoi soumises, s’il vous plaît ? Quand j’épousai M. de Grancey, nous nous promîmes d’être fidèles : je n’ai pas trop gardé ma parole, ni lui la sienne ; mais ni lui ni moi ne promîmes d’obéir. Sommes-nous donc des esclaves ? N’est-ce pas assez qu’un homme, après m’avoir épousée, ait le droit de me donner une maladie de neuf mois, qui quelquefois est mortelle ? N’est-ce pas assez que je mette au jour avec de très grandes douleurs un enfant qui pourra me plaider quand il sera majeur ? Ne suffit-il pas que je sois sujette tous les mois à des incommodités très désagréables pour une femme de qualité, et que, pour comble, la suppression d’une de ces douze maladies par an soit capable de me donner la mort sans qu’on vienne me dire encore : Obéissez ?
Certainement la nature ne l’a pas dit ; elle nous a fait des organes différents de ceux des hommes ; mais en nous rendant nécessaires les uns aux autres, elle n’a pas prétendu que l’union formât un esclavage. Je me souviens bien que Molière a dit :
« Du côté de la barbe est la toute-puissance.« 
Mais voilà une plaisante raison pour que j’aie un maître ! Quoi ! Parce qu’un homme a le menton couvert d’un vilain poil rude, qu’il est obligé de tondre de fort près, et que mon menton est né rasé, il faudra que je lui obéisse très humblement ? Je sais bien qu’en général les hommes ont les muscles plus forts que les nôtres, et qu’ils peuvent donner un coup de poing mieux appliqué : j’ai peur que ce ne soit là l’origine de leur supériorité.
Ils prétendent avoir aussi la tête mieux organisée, et, en conséquence, ils se vantent d’être plus capables de gouverner ; mais je leur montrerai des reines qui valent bien des rois. On me parlait ces jours passés d’une princesse allemande qui se lève à cinq heures du matin pour travailler à rendre ses sujets heureux, qui dirige toutes les affaires, répond à toutes les lettres, encourage tous les arts, et qui répand autant de bienfaits qu’elle a de lumières. Son courage égale ses connaissances ; aussi n’a-t-elle pas été élevée dans un couvent par des imbéciles qui nous apprennent ce qu’il faut ignorer, et qui nous laissent ignorer ce qu’il faut apprendre. Pour moi, si j’avais un État à gouverner, je me sens capable d’oser suivre ce modèle.
L’abbé de Châteauneuf, qui était fort poli, n’eut garde de contredire Mme la maréchale.

Voltaire, « Femmes, soyez soumises à vos maris », in Mélanges, pamphlets et œuvres polémiques, 1759-1768

« Le jeudi, c’est citation! » est initié par Chiffonnette.

A propos des femmes:
Maupassant
la Bible
l’Antiquité
le Moyen Age, 1
le Moyen Age, 2
La Renaissance
Le Siècle Classique

 

A propos des femmes… – Partie 6

A propos des femmes… – Partie 6

Au XVIIe siècle, période Classique, la femme acquiert plus d’importance. Certains parlent même de « féminocentrisme ». On assiste en effet à l’émergence des salons souvent tenus par des femmes d’esprit et de lettres. Les femmes s’intéressent également de plus en plus aux sciences.
A côté de cette figure intellectuelle, se tient la figure conservatrice: l’Eglise et la Bourgeoisie attendent de la femme qu’elle tienne son rôle d’épouse et de ménagère. Nombre d’hommes ne prennent pas « le sexe faible » au sérieux.
Evolution, évolution…


"L'Ecole des femmes" de Molière, à la Comédie Française. Jeu: Isabelle Adjani et Michel Aumont. Mise en scène de Jean-Paul Roussillon. 1973. © Agence Bernand


Pour illustrer l’image de la femme du XVIIe siècle, quoi de mieux que Molière?

Le mariage, Agnès, n’est pas un badinage:
A d’austères devoirs le rang de femme engage;
Et vous n’y montez pas, à ce que je prétends,
Pour être libertine et prendre du bon temps.
Votre sexe n’est là que pour la dépendance:
Du côté de la barbe est la toute-puissance.

Bien qu’on soit deux moitiés de la société,
Ces deux moitiés pourtant n’ont point d’égalité;
L’une est moitié suprême, et l’autre subalterne;
L’une en tout est soumise à l’autre, qui gouverne;
Et ce que le soldat, dans son devoir instruit,
Montre d’obéissance au chef qui le conduit,
Le valet à son maître, un enfant à son père,
A son supérieur le moindre petit frère,
N’approche point encor de la docilité,
Et de l’obéissance, et de l’humilité,
Et du profond respect où la femme doit être
Pour son mari, son chef, son seigneur et son maître.

L’Ecole des femmes, III, 2.


« Le jeudi, c’est citation! » est initié par Chiffonnette.

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