Roméo sans Juliette

Roméo sans Juliette

Il est des livres qu’on garde longtemps dans un coin de nos pensées, qui nous reviennent par bribes sans crier gare. « Roméo sans Juliette » est de ceux-là. Je l’ai lu voilà déjà 4 mois et il est toujours là. Voici quelques mots articulés maladroitement autour de mes souvenirs de lecture…

« Votre histoire à vous deux n’ira pas loin. Dommage, oui vraiment dommage, Roméo et Juliette ça sonnait bien. Finalement, vous serez une fois de plus la démonstration que les mots des livres sont de l’escroquerie. »

romeo-sans-julietteRoméo sans Juliette
Jean-Paul Nozière
Ed. Thierry Magnier
Mai 2015
263 pages

De quoi ça parle ?

Roméo et Juliette sont voisins et se connaissent depuis toujours. Ils se sont, évidemment, fatalement, promis l’un à l’autre. Et comme leurs ancêtres, tout finit par basculer.
Roméo perd sa mère… et d’une certaine manière, il perd aussi son père qui s’enferme et se renferme dans la haine et le désespoir. Forcément, pour un enfant, grandir dans un tel univers relève de la survie. Forcément, Roméo va basculer à son tour. Sans Juliette, tour à tour spectatrice de la dégringolade ou ange gardien malmené par son Roméo.

Trois bonnes raisons de lire ce roman :

  • C’est un récit d’initiation tout autant qu’un récit de la rédemption, à deux voix. Tour à tour, Roméo et Juliette prennent la parole et croisent leurs regards. Le roman s’ouvre sur Roméo, jeune adulte provocant et antipathique. Au premier abord. Mais au fil des mots, au fil des pages, on réalise rapidement que derrière la carapace égratignée de ce grand gaillard bâti pour la rue se cache un cœur meurtri, qui crie à l’amour. Et l’air de rien, on s’attache à ce gamin tête à claques… On veut savoir ce qu’il choisira : détruire ou reconstruire une vie, sa vie.
  • Le suspense. Bien que le titre donne d’emblée une note douce-amère au roman (ce sera non pas l’histoire de Roméo ET Juliette, mais de Roméo SANS Juliette), l’intrigue ne se limite pas aux seuls destins des amants maudits. A l’instar de la pièce de Shakespeare, d’autres personnages peuplent ce théâtre malheureux, à commencer par la famille des amants. Ainsi, l’histoire démarre-t-elle sur la mort du père de Roméo alors que ce dernier achève sa détention. La raison de celle-ci ne sera révélée qu’à la fin du roman, mais elle est aussitôt placée comme un pilier de l’histoire, comme une cicatrice dans le cœur de Roméo et de ses proches : le père, mais aussi les voisins : Juliette et sa famille. Elle cristallise autour d’elle toute l’histoire.
  • Les thèmes évoqués. La dérive de Roméo est en fait l’histoire de n’importe quel gamin absorbé par la rue et ses voyous, l’histoire d’un gamin qui grandit dans la haine et la rancœur de son père, sans sa mère sans repère. Un gamin qui ne peut pas se trouver ou aimer. Son père illustre les déboires de l’amour et son deuil parfois impossible, la honte, la solitude… Juliette, quant à elle, incarne l’image de la fille forte et ambitieuse, partagée entre la raison et les sentiments… Au delà de Roméo et de son père, le récit offre enfin une lecture politique : ou comment l’extrême droite profite des faibles (petits ou grands), se répand dans les esprits et les petites villes telle une gangrène fulgurante. Misère sociale, misère affective. Roméo et Juliette sont dans cette histoire les pantins de la vie : tantôt la haine tire les ficelles, tantôt la peur ou la vengeance. Parfois la raison et l’ambition. Mais c’est sans compter l’amour, le pardon ou la repentance.

En bref, c’est un récit à l’écriture vive et touchante, qui nous entraîne aussi sûrement que Roméo dans sa chute (ou son envol). C’est un peu un mélange de Roméo + Juliette (de Baz Luhrmann) et d’American History X (de Tony Kaye). A conseiller aux adolescents et plus…

« Cette nuit-là, il tangua dans son coin, loin de nous. Il s’était octroyé un wagon d’un long train de marchandises, rangé sur une voie de garage. Nous découvrirons le résultat en rôdant près de la voie ferrée le lendemain. Joël avait écrit deux colonnes entières, sans la moindre faute.
« Les vieux, dehors.
Les jeunes, dehors.
Les gros, dehors.
Les maigres, dehors.
Les rouquins, dehors.
Les chauves, dehors.
Les grands, dehors.
Les petits, dehors. »
Il y avait d’autres catégories. Une accolade figurait à côté des colonnes et nous lisions une inscriptions en lettres rouges.
« Il ne restera plus que les cons et nous serons enfin entre nous. »
Joël ne revint plus jamais à l’Escale. » (page 187)

Azilis, héroïne aveugle?

Azilis, héroïne aveugle?

Depuis quelques mois, la blogosphère connaît la déferlante Azilis. Inutile de résister, cette héroïne a des charmes aveuglants… Voilà longtemps, très longtemps que je souhaitais lire cette série. A l’époque, elle était encore peu répandue et c’est chez Bladelor que je l’ai découverte. Et c’est à cette même Bladelor que je dois mon plaisir littéraire du moment! Un grand merci pour ce cadeau!

Elle n’était pas folle, non. Mais c’était peut-être pire.

Azilis
Tome 1 – L’épée de la liberté
Valérie Guinot

Ed. Rageot, 2007

L’histoire, en quelques mots
Juin 477, en Gaule, à la frontière de l’Armorique. Jeune fille intrépide et rebelle, Azilis s’épanouit dans les chevauchées à brides abattues dans la campagne et les forêts, dans l’étude des plantes et de la médecine, dans les lectures littéraires et les récits de voyage. Azilis comble son père mais fait enrager son demi-frère aîné, Marcus. A la mort du patriarche, Marcus devient le maître du domaine et entend bien y faire régner l’ordre (et la richesse). C’est ainsi qu’il promet Azilis en mariage à l’un de ses amis. Mais la jeune fille n’entend pas mener une vie d’épouse soumise. Et avec l’aide de Kian, un esclave guerrier qui lui est entièrement dévoué, elle s’enfuit. L’aventure s’offre à eux…

Trois bonnes raisons de lire le premier tome d’Azilis:
Une série jeunesse de qualité. Depuis quelques années, les séries jeunesse ont le vent en poupe, mais, si l’on y prête attention, peu sortent finalement du lot. Azilis devrait faire partie des « exceptions ». Non seulement, c’est une série bien écrite: un style fluide, un vocabulaire juste et varié (ce n’est pas si fréquent!), mais c’est aussi une série intéressante et instructive. Le lecteur est immergé dans le Passé, au cœur de l’Empire Romain, en plein déclin: il vit le quotidien d’une villa et observe son architecture tout comme son organisation, il découvre les relations maître/esclave ou familiales… Enfin, la fuite d’Azilis ouvre les perspectives: le lecteur quitte la maison pour entrevoir les conflits politiques, la misère urbaine, les abus de pouvoirs. Ainsi, vie privée et société sont illustrées dans ce roman, sans jamais ennuyer le lecteur, comme un cours d’Histoire romancé…
Des personnages très attachants. Comment ne pas en dire trop? Promis à un destin extraordinaire, l’héroïne n’en est pas moins ordinaire face aux émois du cœur. Au cours de ses aventures, elle se laisse dominer par ses passions mais apprend aussi à les écouter. En cela, Azilis plaît! Elle se démarque de nombreuses héroïnes superficielles, sans « saveur », sans relief. De même pour ses compagnons d’infortune, pris dans les filets de l’honneur, du devoir, de l’amitié, de l’amour et de tous les sentiments contradictoires qui en découlent. Gare aux palpitations!
Une histoire attrayante. Le déclin de l’Empire romain et la Bretagne, la science des plantes, une jeune fille rebelle… Les légendes celtiques, les conflits religieux (monothéisme contre polythéisme) et scientifiques guettent ce récit et s’immiscent au cœur du récit, ébranlent les certitudes de certains, enthousiasment les autres. L’auteur distille savamment ses ingrédients magiques (une épée exceptionnelle, un maître de guerre du nom d’Arturus… et un étrange barde nommé Myrrdin. Ça ne vous rappelle rien?) et parvient à capter toute l’attention (et le plaisir!) du lecteur. On se doute qu’Azilis se retrouvera à la croisée des légendes arthuriennes…
Evidemment, je suis plongée dans les tomes suivants…

Pour lire les premières pages, cliquez ici.
Pour lire un entretien avec l’auteur, rendez-vous chez Bladelor.

Pour d’autres avis sur ce premier tome: Bladelor, CachouClaireClarabel, Karine 🙂, Leiloona, Pimpi.
Ou les critiques recensées chez Babelio.

Enfin, cette lecture est ma première participation au Challenge Moyen Age (même si Azilis ne se situe qu’à l’orée du bas Moyen Age) organisé par Hérisson.
Il me reste donc deux lectures moyenâgeuse pour relever ce défi… (Les tomes 2 et 3 d’Azilis?)

Katniss Everdeen, l’âge de raison

Katniss Everdeen, l’âge de raison

Après avoir dévoré les deux premiers tomes de Hunger Games, je n’ai pas su résister et j’ai aussitôt acheté le dernier. Je ne pouvais pas attendre qu’un élève me le prête (il aurait fallu attendre la rentrée de septembre!), ni que la bibliothèque investisse (il aurait fallu attendre… plusieurs mois? années?). Je n’ai pas su patienter et j’ai eu bien fait!

Hunger Games
Tome 3: la révolte
Suzanne Collins

Titre orig.: The Hunger Games, Mockingjay
Trad. anglais (Etats-Unis): Guillaume Fournier
Ed. Pocket Jeunesse, 2011

L’histoire en quelques mots – Attention, si vous n’avez pas lu les tomes précédents, ce synopsis risque de vous dévoiler quelques éléments de l’histoire…
En sécurité dans le district Treize, foyer de la rébellion, Katniss renoue peu à peu avec le quotidien: sa famille et son ami Gale l’y aident. Mais cette accalmie est de bien courte durée: en défiant à nouveau le Capitole, gouvernement dictatorial, la jeune fille est devenue malgré elle l’emblème d’une rébellion, dont la dirigeante, Coin, espère bien utiliser l’image. Aussi, Katniss, geai moqueur incontrôlable, découvre les rouages d’une guerre fratricide et sans merci, à laquelle elle va devoir s’adapter pour ne pas perdre les siens à nouveau. Cette guerre sera également celle du cœur puisque la belle ne parvient toujours pas à discerner ses sentiments: l’impétueux Gale ou l’innocent Peeta…

Trois bonnes raisons de lire Hunger Games 3:
Bien évidemment, ce tome résout enfin le dilemme amoureux de Katniss! Cette dernière, après bien des mésaventures, déchiffre enfin les arcanes de ses sentiments. Le chemin fut long et laborieux et au fil des tomes, le lecteur s’impatiente parfois, tant le triangle amoureux est un motif usité, voire usé… traité ici sans originalité… Toujours est-il que Katniss se décide enfin et permet de mettre un point final aux interrogations et autres soupirs du lecteur. (M’autoriserais-je à écrire que je n’approuve pas le choix de Katniss? Quelle déception!) Heureusement, cette trilogie présente d’autres intérêts et pas des moindres.
Outre l’évolution des sentiments, la trilogie met en scène un apprentissage: au cours des tomes, l’héroïne grandit et pas seulement physiquement. Elle sort de son district et découvre le monde tel qu’il est: des réalités qu’elle ne soupçonnait pas et qui la font mûrir jusqu’à atteindre un âge de raison. Hostile aux autorités, individualiste, comme le « veut » son âge et surtout ses conditions de vie, Katniss devient incontrôlable, échappe à ses mentors, se rebelle mais apprend alors, à ses dépens, dans la souffrance, que rien n’est ni tout blanc, ni tout noir. D’impulsive, elle devient réfléchie et laisse enfin sentir son humanité, ses sentiments.
Enfin, le décor contre-utopiste de cette trilogie ne manque pas d’intérêt non plus! Le précédent tome amorçait déjà une réflexion sur la Politique et ses abus de pouvoirs. Ce troisième et dernier tome poursuit sur cette lancée en opposant à la dictature en place une rébellion. Cette dernière gagne le cœur du peuple à l’aide d’un symbole fort: Katniss, la Gavroche du futur. A l’aide de belles paroles aussi et d’opérations « coups de poing ». Mais l’Idéal a-t-il sa place dans la réalité? Les désillusions s’enchaînent et si ces prétendus pourfendeurs de la Tyrannie ne valaient pas mieux en fin de compte? Et si la fin justifiait les moyens? Et si… De fil en aiguille, l’auteur tisse une révolution, sombre et violente, qui ne manquera pas d’ouvrir de nombreuses réflexions.

Une trilogie qui se lit sans faim!

A noter que le casting de l’adaptation cinématographique est enfin connu. (Gale excepté, j’ai du mal à « reconnaître » Katniss et Peeta, tant l’image que je m’en suis faite diffère. Mais les maquilleurs préparateurs ne sont pas encore passés par là.)

Hunger Games, ça se lit sans… faim!

Hunger Games, ça se lit sans… faim!

Est-il encore nécessaire de présenter les Hunger Games? Je n’ai pas souvenir d’avoir lu un seul avis déçu…
L’an dernier, j’ai dévoré le premier tome (mais n’ai pas pris le temps de le chroniquer). Et, le prix d’achat des livres jeunesse étant relativement élevé, j’ai dû patienter avant de lire le second… Je remercie donc infiniment Sofiane, un de mes élèves, qui, connaissant mon engouement pour cette série, m’a apporté la suite dès qu’il l’a eue en main. Que dire sinon que j’attends encore plus impatiemment le troisième tome?

Hunger Games

Tome 2 – L’Embrasement

Suzanne Collins

Titre orig.: The Hunger Games – Catching Fire
Trad. anglais (Etats-Unis): Guillaume Fournier
Ed. Pocket Jeunesse, 2010


Le contexte  – Rappel…
Dans un futur proche, les Etats-Unis ont été décimés et divisés en douze districts, qui forment le peuple de Panem. Pour faire taire toute rébellion, le Capitole impose son pouvoir dans le sang et la terreur, la misère et la faim. Et va jusqu’à organiser chaque année les Hunger Games… A cette occasion, le Capitole enlève à chaque district un garçon et une fille et jette les vingt-quatre malheureux dans une arène, où ils devront littéralement s’affronter jusqu’à la mort pour survivre… sous l’œil des caméras et des familles… car, ne l’oublions pas, ce sont des… Jeux, et il n’y aura qu’un seul vainqueur! Terreur et Sang…

L’histoire, en quelques mots
De retour dans leur District Douze, Katniss et Peeta s’apprêtent déjà à repartir: la Tournée de la Victoire les attend. Mais alors que Katniss se concentre sur ses problèmes affectifs, une visite inattendue vient lui rappeler sa folie: elle a défié les règles du Capitole, elle a insufflé un vent de révolte, réveillé les âmes rebelles… et pour ça, elle va devoir payer. Cher, très cher. A moins qu’elle ne pactise avec le Capitole? Le piège est tendu. Reste à savoir qui tombera.

Trois bonnes raisons de lire le tome 2 des Hunger Games:
Comme dans tout bon roman, les personnages sont attachants et une fois entré dans leur histoire, le lecteur veut les suivre jusqu’au bout. Si l’on marche dans les pas de Katniss, les personnages qui l’entourent ne manquent pas d’intérêt non plus: du styliste Cinna qui a plus d’une épingle en jeu, au mentor Haymitch, alcoolique mais touchant, sans oublier Prim, Gale…
Le suspense! Ce dernier tire fort sur la corde sensible: on tremble, on s’attendrit, on sursaute, on sourit… Le Capitole, les Jeux, les amours de Katniss, les rebelles et les pièges… Autant de situations qui installent une tension permanente dans le roman, à tel point qu’il devient difficile, voire impossible, de lâcher sa lecture. Hunger Games offre décidément une palette riche d’émotions. Et on ne s’ennuie jamais.
A la lecture frénétique, s’ajoute l’intérêt. A travers les Puissants de Panem, ce second tome amorce effectivement une réflexion sur la Politique et ses travers: le président Snow, figure aussi sombre que la neige est pure; les Pacificateurs, garants de l’Ordre aux mains sanglantes… et les chantages, les manipulations, les tortures… Hunger Games offre une vision bien noire de l’avenir mais joue sur des crédos bien connus: la théorie de Darwin ou bien celle de Hobbes ne sont pas loin… C’est d’autant plus intéressant que le cadre de la fiction rend cette amorce accessible aux jeunes lecteurs et leur permet donc d’ouvrir les portes d’une longue réflexion… car comme toute utopie (ou contre utopie) la réalité n’est jamais si éloignée de la fiction.


En bref: un livre à mettre entre toutes les mains. 400 pages qui se lisent bien trop vite!
A noter que vous pouvez lire les premières pages du roman sur le site des éditions Pocket Jeunesse.

Enfin, pour d’autres avis, voici un recensement opéré par Blog-O-Book:
100choses, Acsyle, Adalana, Alwenn, Anne, Audouchoc, Aurore, Azariel, Bladelor, Bookaholic, Calypso, Clarabel, Cocola, Comicboy, CunéElisabeth-Bennet, Emmyne, Esmeraldae, FrankieGaelleinbgk, Heclea, Iani, Karine:), Lagrandestef Lasardine, Laurence, Leyla, Lisalor, LoupMylène, Ori, Petitefleur, Pimprenelle, Sita, Sophie, Stéphanie, Stephie, Thalie, Titoudou, Tulisquoi, Virginie,

A propos des femmes… – Partie 4

A propos des femmes… – Partie 4

Aujourd’hui, la citation du Jeudi reste au Moyen Age… Pour relire le contexte (brièvement), c’est par là.

La semaine dernière, j’ai cité des œuvres didactiques ou des essais. Cette fois-ci, je cite une œuvre médiévale majeure: Le Roman de Renart. Pour une lecture plus facile, je vais prendre appui sur la traduction de Paulin Paris, revue par Marie-Hélène Robinot-Bichet.

Renart, le rusé goupil, cherche sans cesse querelle aux barons du Roi Noble. L’un d’eux, le loup Ysengrin, porte plainte contre le renard: ce dernier aurait violé sa femme, Hersent, et insulté ses fils. Dès lors, une guerre s’engage entre les barons bafoués et humiliés et le félon et non moins sympathique Renart. Lors d’un combat qui oppose les ennemis jurés, Renart se laisse aller à quelques confidences…


Vous m’avez cherché querelle à propos de Dame Hersent: quelle folie de vous être soucié de si peu de choses, et comment peut-on avoir confiance dans une femme! Il n’en est pas une qui le mérite; c’est par elles qu’arrivent toutes les querelles, par elles la haine entre les parents et les amis; c’est par elles que les vieux compères en viennent aux mains; elles sont la source de tous les désordres.
(Branche VI)

 

 

« Le jeudi, c’est citation! » est initié par Chiffonnette.