On the road again!

On the road again!

Ni Nelligan, ni dimanche poétique aujourd’hui… mais une lecture commune avec Bladelor!
Ma grande soeur m’a si souvent parlé avec emphase du roman de Jack Kerouac, THE roman de la
beat generation, que lorsque Bladelor l’a proposé en lecture commune, je n’ai pas hésité une seconde. C’était l’occasion de lire, enfin, Sur la route


sur-la-route-kerouac.jpgSur la route

Jack Kerouac

Titre orig.: On the road

Première pub.: 1957
Trad. de l’anglais: Jacques Houbart
Ed. Gallimard, Coll. Folio (2009)

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Résumé

Alors qu’il sort d’une rupture douloureuse et d’une longue convalescence, le narrateur rencontre Dean Moriarty, personnage sombre et révolté, aussi imprévisible que fascinant. Avec lui, « la vie sur la route » peut commencer… Un horizon nouveau s’ouvre aux yeux du narrateur, une vie sans destination. Seulement la route, les voitures, les filles, l’alcool…

Avis

Une chose est sûre, ce livre a des qualités. Ce n’est pas l’emblème d’un mouvement littéraire puis culturel et social pour rien! On sent dans ce livre l’effervescence qui gagne la jeunesse des années 50 et 60. On sent le besoin de repousser les limites toujours un peu plus loin. On sent la nécessité de s’affranchir des carcans moraux. On sent le vécu et quelle surprise d’apprendre ensuite que tous ces personnages ne sont autres que les amis de Kerouac: Allen Ginsberg et William S. Burroughs…
Pour autant, je ne pourrai pas vous « discuter » plus longuement sur ce livre car je ne l’ai pas terminé. Je me suis accrochée jusqu’aux cent premières pages et j’ai abandonné. J’ai parcouru en diagonale le reste de l’oeuvre. Ce n’était sans doute pas le « bon moment » pour cette lecture. A l’instar de leur mode de vie, les personnages défilent, les bars, les filles… Tant et si bien que je n’ai pas réussi à « accrocher » au roman. J’y suis restée insensible et même l’extase des deux personnages principaux m’a laissée de marbre.
Pour autant, certains passages valent la lecture: la soif des grands espaces, l’envie de liberté et de fraternité (qui reste illusoire, ne nous leurrons pas, d’ailleurs Kerouac est mort de solitude et d’alcool à 47 ans)… Mais ces instants lyriques sont parasités par la « débauche » (oui, je suis sans doute vieux jeu, mais voilà, lire les aventures d’une bande de potes qui ne pensent qu’à « trouver » ou « partager » des filles, ça va un moment!).


Bref, ce n’était pas le bon moment pour moi. Mais je pense que j’y reviendrai… un jour.
Et dans les prochains mois, j’essaierai Les Clochards célestes qui figurent aussi sur ma PAL.

En attendant, je vais vite lire ce que Bladelor en a pensé (j’espère qu’elle a davantage apprécié cette lecture que moi).
Rectificatif: elle a aussi laissé tomber cette lecture… Comme quoi… Merci quand même pour cette lecture qui n’en fut pas vraiment une, mais ça arrive… 🙂


Deux extraits qui me plaisent bien et qui donnent une idée assez juste du ton du livre:
p.34 « Je m’éveillai quand le soleil se mit à rougeoyer; et ce fut la seule fois de ma vie qu’aussi nettement, moment étrange entre tous, je ne sus plus qui j’étais – j’étais loin de chez moi, obsédé et épuisé par le voyage. »



p.77 « – Nous passons notre vie dans l’espoir de la saisir une fois pour toutes.
– Non, non, non, cette idée est de la merde absolue et du chichi romantique à la Virginia Woolf. »