Hunger Games, ça se lit sans… faim!

Hunger Games, ça se lit sans… faim!

Est-il encore nécessaire de présenter les Hunger Games? Je n’ai pas souvenir d’avoir lu un seul avis déçu…
L’an dernier, j’ai dévoré le premier tome (mais n’ai pas pris le temps de le chroniquer). Et, le prix d’achat des livres jeunesse étant relativement élevé, j’ai dû patienter avant de lire le second… Je remercie donc infiniment Sofiane, un de mes élèves, qui, connaissant mon engouement pour cette série, m’a apporté la suite dès qu’il l’a eue en main. Que dire sinon que j’attends encore plus impatiemment le troisième tome?

Hunger Games

Tome 2 – L’Embrasement

Suzanne Collins

Titre orig.: The Hunger Games – Catching Fire
Trad. anglais (Etats-Unis): Guillaume Fournier
Ed. Pocket Jeunesse, 2010


Le contexte  – Rappel…
Dans un futur proche, les Etats-Unis ont été décimés et divisés en douze districts, qui forment le peuple de Panem. Pour faire taire toute rébellion, le Capitole impose son pouvoir dans le sang et la terreur, la misère et la faim. Et va jusqu’à organiser chaque année les Hunger Games… A cette occasion, le Capitole enlève à chaque district un garçon et une fille et jette les vingt-quatre malheureux dans une arène, où ils devront littéralement s’affronter jusqu’à la mort pour survivre… sous l’œil des caméras et des familles… car, ne l’oublions pas, ce sont des… Jeux, et il n’y aura qu’un seul vainqueur! Terreur et Sang…

L’histoire, en quelques mots
De retour dans leur District Douze, Katniss et Peeta s’apprêtent déjà à repartir: la Tournée de la Victoire les attend. Mais alors que Katniss se concentre sur ses problèmes affectifs, une visite inattendue vient lui rappeler sa folie: elle a défié les règles du Capitole, elle a insufflé un vent de révolte, réveillé les âmes rebelles… et pour ça, elle va devoir payer. Cher, très cher. A moins qu’elle ne pactise avec le Capitole? Le piège est tendu. Reste à savoir qui tombera.

Trois bonnes raisons de lire le tome 2 des Hunger Games:
Comme dans tout bon roman, les personnages sont attachants et une fois entré dans leur histoire, le lecteur veut les suivre jusqu’au bout. Si l’on marche dans les pas de Katniss, les personnages qui l’entourent ne manquent pas d’intérêt non plus: du styliste Cinna qui a plus d’une épingle en jeu, au mentor Haymitch, alcoolique mais touchant, sans oublier Prim, Gale…
Le suspense! Ce dernier tire fort sur la corde sensible: on tremble, on s’attendrit, on sursaute, on sourit… Le Capitole, les Jeux, les amours de Katniss, les rebelles et les pièges… Autant de situations qui installent une tension permanente dans le roman, à tel point qu’il devient difficile, voire impossible, de lâcher sa lecture. Hunger Games offre décidément une palette riche d’émotions. Et on ne s’ennuie jamais.
A la lecture frénétique, s’ajoute l’intérêt. A travers les Puissants de Panem, ce second tome amorce effectivement une réflexion sur la Politique et ses travers: le président Snow, figure aussi sombre que la neige est pure; les Pacificateurs, garants de l’Ordre aux mains sanglantes… et les chantages, les manipulations, les tortures… Hunger Games offre une vision bien noire de l’avenir mais joue sur des crédos bien connus: la théorie de Darwin ou bien celle de Hobbes ne sont pas loin… C’est d’autant plus intéressant que le cadre de la fiction rend cette amorce accessible aux jeunes lecteurs et leur permet donc d’ouvrir les portes d’une longue réflexion… car comme toute utopie (ou contre utopie) la réalité n’est jamais si éloignée de la fiction.


En bref: un livre à mettre entre toutes les mains. 400 pages qui se lisent bien trop vite!
A noter que vous pouvez lire les premières pages du roman sur le site des éditions Pocket Jeunesse.

Enfin, pour d’autres avis, voici un recensement opéré par Blog-O-Book:
100choses, Acsyle, Adalana, Alwenn, Anne, Audouchoc, Aurore, Azariel, Bladelor, Bookaholic, Calypso, Clarabel, Cocola, Comicboy, CunéElisabeth-Bennet, Emmyne, Esmeraldae, FrankieGaelleinbgk, Heclea, Iani, Karine:), Lagrandestef Lasardine, Laurence, Leyla, Lisalor, LoupMylène, Ori, Petitefleur, Pimprenelle, Sita, Sophie, Stéphanie, Stephie, Thalie, Titoudou, Tulisquoi, Virginie,

Alyson Noël surprend ses Eternels au pays des ombres…

Alyson Noël surprend ses Eternels au pays des ombres…

Après un premier tome engageant (bien que superficiel) et un second tome au rebondissement final trépidant, la saga Eternels livre un troisième tome, plus sombre et un peu plus dense. Enfin.
Un très grand merci à Anissa des éditions Michel Lafon pour cette lecture surprise!


Eternels

Tome 3: le pays des ombres

Alyson Noël

Titre orig.: The Immortals – Shadowland
Trad. anglais (USA): Laurence Boischot, Sylvie Cohen
Ed. Michel Lafon, 2010


L’histoire, en quelques mots…
Ever et Damen, unis par un amour qui défie les siècles, se sont enfin retrouvés. Pour autant, à cause d’une puissante malédiction, tout contact physique leur est interdit: un baiser et Damen rejoint aussitôt le pays des ombres, sorte de néant absolu dans lequel corps et conscience errent à jamais. L’Enfer, autrement dit. Alors que Damen se convainc que cette malédiction sera levée s’il rachète ses fautes passées, Ever joue les apprenties sorcières. Deux chemins différents pour un même but. Deux chemins semés d’embûches et de rencontres, inattendues parfois… Deux chemins qui vont séparer les amants? Il ne faut jurer de rien…

Trois bonnes raisons de lire ce tome 3 d’Eternels:
Bien que cette saga souffre d’une superficialité certaine, que ce soit dans l’écriture ou dans la psychologie des personnages, elle parvient à susciter l’intérêt et la curiosité. La fin du second tome ne pouvait que laisser le lecteur sur sa faim: comment Ever et Damen vont-ils se sortir de ce bourbier? Ce troisième opus comble ses attentes: les personnages gagnent en profondeur, acquièrent plus de présence et se dévoilent un peu plus. Ever ne serait donc pas si gourde que ça! Bonne nouvelle… (Cela dit, elle a encore du chemin à faire!) Enfin, le couple laisse la place à d’autres personnages, qui gagnent à investir le devant de la scène: Roman, un peu moins présent, affirme son côté sadique et c’est toujours… un plaisir! Les jumelles, Rayne et Romy, permettent à E&D de révéler d’autres aspects de leur personnalité, tout en apportant une touche d’humour et de fantaisie. Enfin, après le beau brun ténébreux, après le beau blond tatoué à la Brad Pitt, manquait le surfeur solitaire aux longs dreadlocks blonds et au regard « lagon »… Voici Jude! Décidément, Ever attire les beaux mâles… trois séducteurs qui lui courent après, pour son bien ou pour son mal… mais toujours, pour le plaisir des lectrices!
L’histoire des personnages, cet amour transcendant, se complexifie: tout n’est pas aussi simple, ou plutôt: tout n’est pas aussi « pur » qu’on le croit… Et ça devient intéressant: le couple maudit s’élargit pour devenir un trio infernal… Qui a donc fauté? Rien n’est ni tout blanc, ni tout noir… Après la révélation, vient le temps de l’hésitation. Certes, ces problématiques sont bien fréquentes, bien usées en littérature, mais c’est toujours un plaisir.
Eternels est une saga qui, loin des vampires et autres garous, explore les voies de la spiritualité à travers des questions existentielles (au sens littéral), ainsi que celles du spiritisme. Point commun: la mort. Comment rester en contact avec ceux qui ont passé? Ou encore, que nous réserve l’après-mort? Dans ce dernier tome, il est surtout question de bon ou mauvais karma. Autrement dit: nos actions entraînent des réactions. Et tôt ou tard, nous payons les battements d’ailes que nous déclenchons… A chacun d’agir du mieux qu’il peut… Une « leçon » de vie qui, loin de s’imposer ou de moraliser, laisse à réfléchir…

NB: Bien qu’il pourrait être plus riche sans gâcher le plaisir, le style est fluide et offre une lecture facile.

NB2: Vous pouvez lire les premiers chapitres d’Eternels, tome 3, en cliquant ici ou en visitant la page des éditions Michel Lafon.

Après un troisième tome plus convaincant, c’est sûr, je lirai le quatrième avec plaisir!
Encore merci à Anissa de Michel Lafon!

Juke books de l'été – Spécial Jeunesse

Juke books de l'été – Spécial Jeunesse

Je lis beaucoup de littérature jeunesse, de plus en plus. Et ce n’est pas seulement pour le boulot, c’est aussi et surtout parce que j’y prends un grand plaisir. Loin de se réduire aux Martine et autres Jean-Lou, Alice ou le Club des cinq, la littérature jeunesse est foisonnante et on y trouve de tout, comme chez les Grands, du bien, du très bien et du moins bien.
Il y a quelques temps, Theoma avait blâmé tout un pan de la littérature jeunesse qui conditionne et perpétue les clichés: le rose et la dînette pour les filles, les petites voitures et le bleu pour les garçons. (Je schématise, quoique.) Comme elle, je ne saurai que trop vous recommander les livres « sponsorisés » Lab-elle, association qui a pour vocation, je cite, de « mettre en évidence les livres qui ouvrent les horizons des filles et des garçons », qui sont « attentifs aux potentiels féminins ».

Parenthèse fermée…
Passons à deux lectures jeunesse de mon été.

Idhun

Tome 1 – La Résistance

Laura Gallego García

Titre orig.: Memorias de Idhùn, La Resistencia
Trad. de l’espagnol: Marie-José Lamorlette
Ed. Bayard Jeunesse, 2010

Présentation de l’éditeur
Trois mondes parallèles où deux adolescents, des guerriers et des magiciens sont transportés de l’imaginaire à la réalité par la mystérieuse porte de Limbhad. Un guerrier et un magicien, exilés de cette planète, organisent la Résistance. Leur objectif : renverser Ashran, actuellement au pouvoir et qui a envoyé sur Terre Kirtash, mi-homme mi-serpent, en lui donnant pour mission de tuer les deux adolescents. Sauvés par la Résistance, ils découvriront qu’un lien mystérieux les unit au monde d’Idhun…

Trois bonnes raisons de lire Idhun:
Bien que l’intrigue repose sur un canevas des plus classiques, à commencer par le triangle amoureux et le monde manichéen, bien que tout soit prévisible… Idhun fait passer un bon moment, une détente assurée. L’histoire est racontée simplement, dans un style fluide, et au bout de quelques pages, on commence à se plaire dans ce monde de Magie. Actions et rebondissements font qu’on finit même par ne plus lâcher le livre
Le roman est construit autour des trois adolescents: les deux « gentils » et le « méchant ». On passe du point de vue de l’un à l’autre et ainsi de suite. Cela permet non seulement de ménager le suspense (prévisible), mais aussi d’accéder aux pensées des personnages et à leurs émotions… Et c’est là que ça devient intéressant: les amours et les dilemmes adolescents, les premiers émois… qui sont assez justement retranscrits, sans pour autant être « profonds ».
Kirtash, horriblement rebaptisé Christian en cours d’histoire, est à lui seul une raison de lire Idhun. Voilà un personnage intéressant! Déchiré entre les obligations familiales et l’Amouuuur, à la fois Noir et Blanc… Un beau Gris, en fait. J’aime bien Kirtash, même s’il n’a pas encore l’étoffe d’un Grand, il en a le potentiel. La suite nous le dira. De même, Jack, volcan en fusion, irruption imminente, promet d’être un personnage fort, très fort…
Mention spéciale à Alsan, personnage secondaire, tout autant étrange que noble.

La suite nous dira si ces promesses sont tenues… Et j’espère dévorer les autres tomes de cette trilogie tout autant que le premier!
J’en profite pour remercier les éditions Bayard Jeunesse qui m’ont fait parvenir une édition numérotée et spéciale de ce roman. Merci!
Vous trouverez d’autres avis sur ce livre par ici.

***


Treize Raisons

Jay Asher

Titre orig.: Thirteen Reasons why
Trad. anglais (américain): Nathalie Peronny
Ed. Albin Michel, Coll. Wiz, 2010


Présentation de l’éditeur
« Je sais que tu n’avais pas l’intention de me blesser. En fait, la plupart d’entre vous qui m’écoutez n’avez sans doute pas la moindre idée de ce que vous faisiez… de ce que vous me faisiez, à moi. »
Clay reçoit treize cassettes enregistrées par Hannah Baker avant qu’elle ne se suicide. Elle y parle de treize personnes impliquées dans sa vie : amies ou ennemies, chacune de ces personnes a compté dans sa décision. D’abord choqué, Clay écoute les cassettes en cheminant dans la ville. Puis, il se laisse porter par la voix d Hannah. Hannah en colère, Hannah heureuse, Hannah blessée et peut-être amoureuse de lui. C’est une jeune fille plus vivante que jamais que découvre Clay. Une fille qui lui dit à l’oreille que la vie est dans les détails. Une phrase, un sourire, une méchanceté ou un baiser et tout peut basculer…

Treize Trois bonnes raisons de lire Treize raisons:
L’intrigue même veut que l’on « accroche » à ce récit: écouter les cassettes d’une disparue, comprendre pourquoi elle a mis fin à ses jours… Voilà qui est tentant! Construction originale et propice au suspense: à chaque nouvelle face, on se demande si ce sera « le tour de » Clay… Et qu’a pu faire Clay à la pauvre Anna? Quel est son crime? A se demander si ce roman ne fait pas appel au côté « spectateur voyeur », malsain de tout un chacun.
On assiste à l’Angoisse de Clay, à ses doutes… à sa panique, à sa colère. C’est un roman du Deuil: il permet d’appréhender les différentes étapes de l’acceptation, en quelque sorte. Et les sentiments, forts, ressentis par les personnages sont décrits avec justesse, à tel point que les personnages principaux inspirent la compassion et la sympathie.
C’est aussi un roman de l’Adolescence: « sick, sad world », « Struggle for life », ou « tchô monde cruel »! Autant de périphrases qui décrivent si réellement ce monde charnière. Treize raisons, treize moments, beaux, tristes, humiliants, violents, doux… Paradis, artificiels ou naturels. Les expériences, l’apprentissage de la vie. Mais tous ces moments peuvent aussi bien être des battements d’aile, vous savez celui du papillon qui déclenche une tornade. Voilà, c’est ce qui arrive Anna. Ce roman montre comment une phrase, un petit mot, peut saccager une personne. Pour autant, ce livre changera-t-il les comportements? Non. Malgré son « slogan » de couverture (« Elle est morte. Pour treize raisons. Tu es l’une d’elle. »), je doute qu’un Adolescent se transforme en bisounours. Cela dit, ce qui est valable pour l’ado l’est aussi pour l’adulte… On ne fait pas suffisamment attention au poids des mots et à leurs représentations…

En bref, c’est une belle mais tragique histoire, qui plonge le lecteur dans les affres de l’adolescence et de la mort. Une lecture sensible, prenante.
Malgré toutes ses qualités, ce roman m’a laissée sur ma faim. Eh oui, je m’interroge: comment une fille qui a le courage de remonter ses souvenirs, de faire une bonne et dense introspection, qui a le cran d’enregistrer ça sur cassette et d’en faire un instrument de chantage, comment une telle fille peut-elle capituler aussi rapidement et lâchement se suicider?

Sous la lune bleue, les éternels brûlent leurs ailes

Sous la lune bleue, les éternels brûlent leurs ailes

Voilà quelques mois, j’ai lu le tome 1 d’Eternels, la saga à succès d’Alyson Noël. Si je n’ai pas été enthousiasmée par ce roman, je l’ai néanmoins suffisamment apprécié pour vouloir « savoir la suite »…
A l’instar du
Jessica’s Guide, j’ai proposé ce roman à « mes » jeunes. Si ce roman a bien tourné, passé de mains en mains, tous n’ont pas voulu écrire de petits mots dessus. Quoiqu’il en soit, nous remercions Anissa des éditions Michel Lafon pour sa confiance… et surtout pour sa patience! Nous aurions dû écrire ce billet en avril. Mille excuses.

Eternels

Tome 2: lune bleue

Alyson Noël

Titre orig.: The Immortals – Blue Moon
Trad. anglais (Etats-Unis): Laurence Boischot, Sylvie Cohen
Ed. Michel Lafon, 2010



L’histoire, en quelques mots
Ever a enfin retrouvé le sourire! Elle file un parfait amour avec le sombre et non moins séduisant Damen. Pourtant, du jour au lendemain, leur relation part en fumée… Le monde si fragile d’Ever s’écroule. Même ses amis, Miles et Haven, lui tournent le dos. Tout lui échappe… Que se passe-t-il? Est-ce que le nouveau, Roman, aux antipodes de Damen, blond, évidemment beau, et populaire, y est pour quelque chose? Ever mène l’enquête, cherche à accéder à l’Eté perpétuel, cet entre deux mondes afin de comprendre le passé et d’entrevoir l’avenir… Elle essaie même de réécrire l’histoire…
Intrigues et révélations sont au coeur de ce second tome.

Ce que j’en ai pensé
Mon avis est très partagé… La première moitié du roman m’a paru bien longue et à plusieurs reprises, je me suis demandé s’il y avait un quelconque intérêt à ce second tome. En effet, les roucoulades d’Ever et Damen, puis les interrogations de la première occupent toute la place: il ne reste rien pour la profondeur des sentiments ou pour l’introspection, le recul… Bref, comme dans le premier tome, c’est superficiel, très superficiel, et… répétitif. Quoi de plus dommage pour un amour censé avoir traversé les siècles! Ce dernier est bien trop lisse pour faire vibrer les cœurs.
Pourtant, j’ai eu bien fait de persévérer dans cette lecture: la seconde partie est bien plus dynamique, bien plus obscure aussi et bien plus perverse. On s’amuse enfin! Alors que tous les personnages soupçonnent la jolie blonde de devenir folle, paranoïaque, alors que tous se retournent contre elle, le grand méchant entre en scène et achève l’héroïne. Et quel pervers! Il est machiavélique à souhait et pimente le récit. Pour autant, Ever ne désespère pas et s’accroche à ce qu’elle croit juste et vrai. Elle emprunte des chemins de traverse et parvient enfin à attirer sympathie et compassion. Bien rythmée, cette seconde partie explore l’Inconnu et manque toujours de profondeur: on voudrait en savoir plus, comprendre mieux les événements et les actions…
En fin de compte, cette seconde partie ravive l’intérêt du lecteur et le retournement de situation final donne même envie de lire le troisième tome.

Une bonne lecture divertissante pour l’été!

Ce que Maïlys en a pensé (15 ans)
Je ne l’ai pas aimé car il est ennuyant. L’histoire ne m’a pas du tout intéressée, c’est décevant. Le rythme de l’histoire est lent, c’est toujours pareil. Il n’y pas assez d’action. Je ne l’ai même pas terminé.
J’ai préféré le premier tome parce qu’il m’avait touchée…

Ce que Catherine en a pensé (14 ans)
Ce tome 2 est un peu décevant. En effet, je l’ai trouvé moins bien écrit, les phrases plus « crues » que dans le premier tome. En revanche, l’histoire est plus intrigante et mieux construite. Le suspense demeure entier presque jusqu’à la fin. Il faut lire avec beaucoup d’attention la deuxième partie du livre car il n’y a pas de logique apparente, les actions s’enchaînent toutes très vite, avec peu d’explications, et il y a des risques de confusion.
Les personnages sont très attachants, émouvants, comparés à la plupart des autres héros de romans jeunesse: on les sent presque « humains ».
Note: 7/10

Encore merci à Anissa et aux éditions Michel Lafon pour leur confiance!

A noter que le tome 3, Le Pays des ombressera bientôt disponible.

Mr Fox, le retour! He's really fantastic!

Mr Fox, le retour! He's really fantastic!

Après le roman, son adaptation cinématographique!


Fantastic Mr Fox

Wes Anderson

Etats-Unis, 2010
Avec les voix de George Clooney, Meryl Streep, Jason Schwartzman, Willem Dafoe…

Synopsis
Au cours d’un vol, Mr Fox et Mrs Fox se font piéger. C’est à ce moment-là que la renarde annonce à son mari qu’elle est enceinte… 12 années renard plus tard, on retrouve la petite famille. Mr Fox a changé de travail: fini les vols, bonjour la Presse! A présent, il veut changer d’habitat et choisit un magnifique terrier sous un grand arbre, sur une colline. Mais dans la vallée, les terribles fermiers, Boggis, Bunce et Bean, veillent sur leurs poules, canards et pommiers… Que de tentations pour le Maître des ruses! Le rouquin pourra-t-il y résister?

Avis
Voilà une adaptation qui n’a rien à envier à son original!
Le Fantastique Maître Renard de Roald Dahl a été entièrement revisité et Wes Anderson propose ici un conte plus riche et plus pertinent, aussi.
Tout d’abord, la famille de Renard est « modernisée », contemporaine: figure passive et soumise chez Roald Dahl, Mrs Fox s’impose ici et n’hésite pas à « recadrer » son mari. Certes, elle ne travaille pas, mais elle ne manque pas de caractère, de fougue, et de séduction. De même, le couple n’a pas quatre enfants. Fini les familles nombreuses! Mr Fox et Mrs Fox n’ont qu’un enfant, et c’est déjà assez! Ash est en effet en pleine crise d’adolescence: « différent » des autres, petit et gauche, il est bourré de complexes et se compare, pour sa plus grande peine, à son père (un fier renard!). Les choses empirent quand débarque Kristofferson son cousin, renard « accompli » et talentueux. Vous l’aurez compris, les enfants occupent eux aussi plus de place dans cette version.
Les autres animaux sont également étoffés, des personnages sont même créés et accompagnent Renard tout au long de ses aventures, tel que Kylie l’opposum qui, par sa gaucherie, son caractère soumis et gentil, naïf, sert de faire-valoir à Renard. Mention spéciale au Rat, ennemi de Renard… et superbement mis en valeur par la voix de Willem Dafoe. Inquiétant, sournois, vil… On plonge en plein western à chacune de ses apparitions.
Enfin, les aventures de Renard sont complexifiées et transposées à plus grande échelle: le conflit ne se limite pas au bois mais s’étend jusqu’à la ville… Ainsi, le propos « écologique » prend davantage d’ampleur. Mais le fond reste le même: à détruire la Nature, à devenir cupides et vénaux, les hommes le paieront cher (pensez à la peinture de « guerre » dans le bureau de Blaireau). Les pistes de discussions restent aussi les mêmes: qui est pris qui croyait prendre, bien mal acquis ne profite jamais (longtemps), l’union fait la force, etc. A ces pistes, ajoutons celles citées plus haut: les liens familiaux, l’adolescence, la difficulté d’être soi et de s’accepter, etc.
Que dire du choix du réalisateur? Refus de la 3D numérique, quel bon choix! Les personnages sont en fait de petites marionnettes qui évoluent des décors façon maison de poupées et tout a été tourné image par image. C’est un peu déroutant au départ mais on s’habitue vite. En outre, ce choix offre un petit côté « rétro » au film qui, loin d’être déplaisant, plonge le spectateur dans un autre univers, à la fois réaliste et enchanteur, proche de l’enfance…

♥♥♥ Trois bonnes raisons d’aller voir Fantastic Mr Fox:
– Un film d’aventures drôles et rusées qui, à l’instar de sa source, ouvre la porte de multiples réflexions sur les rapports de l’Homme et la Nature, mais aussi sur la Famille.
– Des personnages savoureux: Renard en costume haute-couture, avec la voix de George Clonney et une gestuelle vraiment classe! Un Renard dans la plus pure tradition (AOC!)…
– Un film d’animation réussi: des marionnettes « humaines »! Et un mélange des genres qui donne une dynamique au récit: comédie, aventure, western, épopée… Tout y est!

Et une quatrième raison: la bande son est géniale! Pour un peu, on danserait sur nos sièges.


La bande-annonce:

Et voilà mon défi Lunettes noires sur pages blanches accompli! Et de un!
Enfin, il est probable que d’autres romans/adaptations suivent dans le cadre de ce défi…

Je concours aussi pour le Challenge Roald Dahl de Liyah… Et il y aura probablement d’autres participations à venir!